—Le médaillon!
—Notre médaillon… tu sais….
—Parfaitement. Elle l'a vu?
—La coquine l'a emporté pour me tourmenter. C'est une espièglerie de femme. Oh! mais sois tranquille, elle n'ira pas loin avec, nous allons nous orienter, le lui reprendre, et je me réserve de la corriger de sa curiosité avec le peu d'égards que mérite un sexe aussi entêté, aussi vicieux et aussi dissimulé.
Espérance avait pris pendant ce dialogue une tige de roses, dont il arrachait les épines une à une sans le plus léger tremblement de ses doigts blancs et effilés. Pontis qui, dans ses derniers mots, avait essayé de glisser toute la persuasion dont il était capable, attendait avec anxiété le résultat de sa péroraison.
—Comme cela, dit Espérance froidement, le médaillon est volé.
—Oh! volé… escamoté, à la bonne heure.
—Je ne subtilise pas sur les mots; je veux seulement dire que tu ne l'as plus.
—Non. Mais je l'aurai quand je voudrai, car….
—Tu retrouveras Ayoubani, n'est-ce pas?