—Espérance, dit enfin Pontis, ou je te gêne, ou il me semble que tu me caches quelque chose.

—Et quoi donc? demanda Espérance sans trop s'inquiéter d'une question que son ami lui avait cent fois adressée.

—Tu t'ennuies?

—Moi! je n'ai jamais trouvé la vie si douce.

—Tu es fatigué, sans doute?

—Frais comme seront demain les oiseaux qui se couchent.

—Espérance, tu vas trop souvent dans l'ermitage du faubourg!

—Bah!

Et le jeune homme détourna la tête pour cacher un malicieux sourire.

—Tu fais trop parler de toi, Espérance, ajouta Pontis en marquant chaque parole, et quelque jour tu te trouveras avoir sur les bras une légion de pères, de maris, et d'amants qui présenteront leur compte.