[47]Etablissements français, 1849, p. 719 et 1850-52, p. 651. Cf. Carte des divisions politiques, administratives et militaires de l’Algérie, dressée sur les documents officiels par ordre de M. le général Randon par Ch. de la Roche, attaché au Ministère de la Guerre, 1851, à 1/1.000.000.
CHAPITRE II
LA PÉRIODE DU MARÉCHAL RANDON (1852-1864)
Gouvernement du maréchal Randon. — Voyages de Barth. — Traduction d’Ibn Khaldoun. — Grammaire tamacheq de Hanoteau. — Occupation de Laghouat (1852) et capitulation du Mzab. — Renou (1853). — Rôle des Ouled-Sidi-Cheikh. — Si Hamza, cheikh Othman et Ikhenoukhen. — Projets commerciaux. — Double objectif des explorations : le Touat et Ghadamès.
[I.] Explorations dans l’Ouest. — Dastugue (1853). — El-Ouazzani (1854). — Mac-Carthy (1854). — de Colomb (1854-59). — Correspondance de 1858 concernant Si Hamza. — Colonieu et Burin (1860). — Projets sur le Touat et le Niger. — Rohlfs (1864).
[II.] Explorations dans l’Est. — Occupation de Touggourt (1854). — Forages de Jus dans l’Oued-Rir (1856). — Ville (1855-57). — Bou-Derba (1858). — Duveyrier (1859-61). — Mission et traité de Ghadamès (1862).
[Conclusion.] — Cartographie. — Faidherbe au Sénégal.
Le maréchal Randon est une des figures les plus intéressantes de l’histoire moderne de l’Algérie. « Après le maréchal Bugeaud, le second rang dans l’histoire de la conquête appartient de droit au maréchal Randon ; au génie de l’un a succédé la persévérance de l’autre ; celui-ci a parachevé l’œuvre de celui-là[48]. » En même temps qu’il conquérait la Kabylie, il préparait et organisait l’expansion de l’Algérie vers le Sud.
Le maréchal Randon fut gouverneur de l’Algérie de 1851 à 1858 ; mais la brillante période de pénétration saharienne ne commence guère qu’en 1852, pour se continuer jusqu’en 1864, parce que l’impulsion ne se fit pas immédiatement sentir et se prolongea d’autre part pendant un certain temps après le départ de celui qui l’avait imprimée. Le mouvement d’exploration et d’expansion fut arrêté net par l’insurrection des Ouled-Sidi-Cheikh, qui eut des conséquences si fâcheuses à tous égards pour nos rapports avec le Sahara.