[131]Schirmer, Le Sahara, p. 271.

[132]Schirmer, Pourquoi Flatters, etc., p. 15-16.

[133]Journal des Débats, 14 mai 1892.

[134]Schirmer, Le Sahara, p. 390 et 391.

[135]Duveyrier, Les Touareg du Nord, p. 360. Cf. Marcel Dubois et A. Terrier, Un Siècle d’Expansion Coloniale, 8o, Paris, 1901, notamment p. 280 et 658.


CHAPITRE III

LA PÉRIODE DE STAGNATION (1864-1879)

L’insurrection des Ouled-Sidi-Cheikh. — La guerre franco-allemande de 1870. — Colonnes du Sud-Ouest : de Colomb, Colonieu ; expédition du général de Wimpffen dans l’Oued-Guir. — Colonnes du centre : de Lacroix, de Galiffet. — Les explorations : Dournaux-Dupéré et Joubert (1873-74). — Soleillet (1874). — Largeau (1875-77). — Louis Say (1876-77). — Les missionnaires du cardinal Lavigerie : les Pères Paulmier, Ménoret et Bouchard (1875-76) ; les Pères Richard et Kermabon (1879). — Colonisation de l’Oued-Rir. — La mer intérieure : mission Roudaire (1876). — Le Sahara de Pomel. — Masqueray au Mzab. — Conclusion.

La date de 1864 marque une coupure profonde dans l’histoire des explorations sahariennes. Jusque-là, la pénétration avait suivi une marche régulière et normale. Nous n’avons eu garde d’exagérer les résultats des explorations de Duveyrier et de Rohlfs, non plus que du traité de Ghadamès. Cependant c’étaient là des faits d’une importance indéniable. En 1864 survient un arrêt prolongé ; une suite de circonstances malheureuses, que nous indiquerons successivement, interrompt la marche en avant : elle n’a été reprise que tout récemment, malgré quelques efforts trop passagers et souvent malheureux. L’esprit de suite, la confiance en soi, l’exacte compréhension des conditions physiques et économiques nous ont presque toujours fait défaut et ont paralysé notre politique.