3o Que dans le calcul des rapports quelconques qui peuvent exister entre les hommes, l'identité de langage est une donnée des plus concluantes;

4o Que la liberté et surtout l'égalité des cultes est une des plus fortes garanties de la tranquillité sociale; car là où les consciences sont respectées, les autres droits ne peuvent manquer de l'être;

5o Que l'esprit de commerce, qui rend l'homme tolérant par indifférence, tend aussi à le rendre personnel par avidité, et qu'un peuple surtout dont la morale a été ébranlée par de longues agitations, doit, par des institutions sages, être attiré vers l'agriculture; car le commerce tient toujours en effervescence les passions, et toujours l'agriculture les calme.

Enfin, qu'après une révolution qui a tout changé, il faut savoir renoncer à ses haines si l'on ne veut renoncer pour jamais à son bonheur.

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NOTES:

[1] La plus brillante peut-être de ces invectives, qui suffira à donner une idée des autres, se trouve dans les Lettres d'un voyageur, de George Sand; c'est le chapitre intitulé le Prince. Ce sont des pages écrites avec le talent ordinaire de l'auteur; mais le sens historique y fait défaut; il n'y a pas de nuances, c'est-à-dire pas de vérité, pas même de vraisemblance, aucune vie; c'est le portrait d'un monstre abstrait et idéal, peint avec des couleurs toutes poussées au noir. Ainsi, pour ne toucher qu'à un point, madame Sand paraît n'avoir pas le moindre soupçon du rôle honorable et utile que joua l'évêque d'Autun à l'Assemblée constituante, et des services qu'il y rendit, dès le premier jour, à la cause de la révolution.

[2] La famille des Bulwer fait remonter sa généalogie jusqu'à la conquête, et celle des Lytton, à laquelle appartenait la mère de l'écrivain, se rattacherait aux Tudors.

[3] Plusieurs de ces ouvrages confondent les dates et les noms, et prodiguent les accusations les plus absurdes, en même temps que les plus méchantes; mais çà et là ils racontent des faits que des documents authentiques ont depuis confirmés, ainsi que des anecdotes que j'ai entendu répéter à des contemporains, et dont, par conséquent, je profiterai.

[4] Il semble y avoir eu quelque difficulté pour fixer d'une manière exacte la date de la naissance de M. de Talleyrand. On m'a dit, et chacun de ceux qui me renseignaient ainsi croyait avoir pour lui la plus sûre autorité, qu'il était né le 7 mars, le 1er septembre, et le 2 février. Cette dernière date est celle à laquelle je me suis arrêté, ayant, tout bien examiné, de sérieuses raisons de la croire vraie. Quant à l'année, il n'y a pas de dispute.