[13] Procès-verbal de l'Assemblée nationale, imprimé par son ordre, t. VI, no 97 (10 oct. 1789).

[14] La présidence était seulement de quinze jours; mais, ce qui prouve quelle considération était attachée à cette dignité, c'est le fait que Mirabeau, malgré ses plus grands efforts, ne put l'obtenir que l'année suivante.

[15] «La popularité de M. de la Fayette, qui s'était élevée si haut, commença à décliner de ce jour-là (14 juillet): un mois plus tard, les cris: «A bas la Fayette!» avaient succédé aux cris de: «Vive la Fayette!»—(Comte de la Marck.)

[16] Moniteur du 8 février 1791, p. 158.

[17] Il a été dit pour la défense de Mirabeau que l'ouvrage, composé par lui, fut publié à son insu par sa maîtresse, femme d'un libraire. Mais outre l'entière invraisemblance de ce récit, il y a le fait que Mirabeau resta jusqu'à sa mort dans les meilleurs termes avec la personne qui, ayant livré ainsi un dépôt des plus sacrés, n'aurait mérité que sa colère et son plus amer mépris.

[18] Quand M. Mercy, ambassadeur d'Autriche, et, pendant longtemps, agent intermédiaire entre la cour et Mirabeau, quitta Paris, M. de Montmorin, ministre des affaires étrangères, fut, à l'insu de ses collègues, initié au secret des engagements de la cour, et autorisé à correspondre avec Mirabeau pour ce qui en concernait l'exécution.

[19] «Ce prince (Louis XVI) dont on ne peut trop déplorer le manque de bonne foi dans cette occasion, lui donna des assurances si positives, si solennelles, qu'il crut pouvoir répondre sur sa tête que le roi ne partirait pas.» (Mémoires de Lafayette.)

[20] Ce rapport fit une grande sensation au moment où il parut. Voici en quels termes en parle le Journal de Paris (12 septembre 1790): «M. de Talleyrand a repris la lecture de son rapport ou plutôt de son livre sur l'instruction publique: elle a duré encore plus de trois heures. Aujourd'hui MM. de Beaumez et Le Chapelier lui ont prêté quelquefois le secours de leur voix. Dans le succès que cet ouvrage a obtenu, il y a quelque chose de très-remarquable et de très-flatteur pour l'auteur. Il était impossible que les attentions ne fussent pas fatiguées après avoir entendu pendant plusieurs heures sans relâche un ouvrage fortement pensé et sur des matières profondes; et cependant c'est dans les derniers moments et dans les derniers morceaux que les applaudissements ont été les plus répétés et les plus universels. Cet effet ne peut être produit que par les ouvrages qui rendent, par le plaisir qu'ils donnent, les forces qu'ils épuisent par l'attention qu'ils commandent. Le jugement de la nation, de l'Europe et de la postérité, prononcera, nous le croyons, que c'est le plus grand ouvrage qui ait été fait dans l'Assemblée nationale.»

(Tr.)

[21] M. de Rulhières, l'ancien secrétaire du baron de Breteuil à Saint-Pétersbourg, le confident du maréchal de Richelieu, le poëte de la duchesse d'Egmont, narrateur fort redouté de Catherine II, etc., etc.