[42] Mémoires de Rovigo, vol. VI, p. 66.
[43] Mémoires de Rovigo, vol. VI, p. 229.
[44] Mémoires de Rovigo, vol. VI, p. 298.
[45] M. Thiers fait le récit d'une scène du genre de celle que je viens de décrire; mais il en fixe l'époque en 1809; rien n'y est omis, pas même la manière dont M. de Talleyrand jouait avec son chapeau; et dans ce récit, Talleyrand, suivant M. Thiers, est accusé par Napoléon du meurtre du duc d'Enghien. M. Thiers s'est sans doute trompé. Le comte Molé ne pouvait avoir été induit en erreur ni quant aux dates, ni quant aux faits, puisqu'il était présent à la scène que j'ai racontée, et qu'il m'en a donné tous les détails, sans parler du duc d'Enghien, ce qu'il aurait certainement fait si Napoléon lui-même y eût fait allusion. Les reproches de l'empereur, suivant le comte Molé, ne s'attaquaient qu'à ce qu'il considérait comme les intrigues de M. de Talleyrand à ce moment particulier, intrigues qui, cependant, se bornaient alors à un effort pour écarter les obstacles qui pourraient contrarier sa défection, si Napoléon venait dans la suite à être défait.
[46] Mémoires du duc de Rovigo, cités par M. Thiers.
[47] Thiers, le Consulat et l'Empire, t. XVIII, p. 41.
[48] Mémoires de Beugnot, p. 121.
[49] M. Thiers est de cette opinion.
[50] «Madame de Simiane reprit: Il ne s'agit pas de cela; c'était bon du temps de Bonaparte; aujourd'hui il faut mettre dans les ministères des gens de qualité et qui ont à leurs ordres de bons travailleurs qui font les affaires, ce qu'on appelle des bouleux!» (Mémoires de Beugnot, p. 142.)
[51] Il a été fait des récits si nombreux et si variés du moment où l'on reçut cette nouvelle, et de la manière dont elle fut transmise, que j'en donne tout simplement le récit populaire, sans assurer qu'il soit réel.