[32] Il y eut deux «procès-verbaux» ou comptes rendus de ce jugement. L'un, publié dans le Moniteur, qui cite les lois en vertu desquelles le prince fut condamné, et les pièces produites à l'appui de l'accusation. Il a évidemment été écrit après l'événement; on n'eut le temps de rien écrire au moment ou sur la place même. L'autre ne cite rien que le décret du 29 ventôse, et les réponses du prince après une délibération d'après laquelle son exécution immédiate est décidée. Ceci est naïf. Les lois d'après lesquelles il est condamné sont laissées en blanc.
[33] Thiers, le Consulat et l'Empire, t. V, p. 4.
[34] «Bonaparte seul, mal informé par ce que la police avait de plus vil, et n'écoutant que sa fureur, se porta à cet excès sans consulter. Il fit enlever le prince avec l'intention de le tuer. Il est connu que sous votre ministère, vous n'avez cessé de modérer les passions de Bonaparte.» (Lettre du duc de Dalberg, 13 mai 1823.)
[35] Les maisons des classes élevées avaient des planchers de chêne, appelés parquets; les maisons des classes inférieures avaient des carreaux de brique.
[36] Mignet, Notices et portraits, t. I, p. 210-213.
[37] Mémoires de Rovigo.
[38] Mémoires de Rovigo, vol. III, p. 116.
[39] Quant à ses habitudes à cet égard, il ne sera peut-être pas mal à propos d'avoir recours à la correspondance américaine. (Papiers officiels et documents publics des États-Unis, vol. III, p. 473-479.)
[40] Une note écrite par Izquierdo, ambassadeur d'Espagne à la cour de France, et datée du 24 mars 1808, est excessivement curieuse à propos de ces détails.
[41] Mémoires de Fouché, vol. II., p. 113.