Tout Bourgongnon suy vrayement

De cueur, de corps et de puissance.

Philippe, alarmé du développement rapide de la royauté de Charles VII, songeait à réunir, pour les lui opposer, les anciennes factions des Bourguignons et des Armagnacs. Il avait, dit-on, fait promettre à l'illustre poète que s'il lui devait le terme de sa longue captivité, il deviendrait son allié le plus fidèle et épouserait une princesse de sa maison. Toutes ces intrigues se retrouvent dans ces deux vers du captif d'Azincourt:

Peu de nombre fault que manye

Noz faiz secrez por bien céler.

Il ne restait qu'à trouver l'argent nécessaire pour payer la rançon. Le duc d'Orléans le disait lui-même:

Il ne me fauct plus riens qu'argent

Pour avancer tost mon passaige,

Et pour en avoir prestement

Mettroye corps et ame en gaige: