Il ressemblait beaucoup à ce dernier physiquement et sous le rapport de l’intelligence; il était comme son père, Jean, d’un commerce très-agréable dans la vie sociale, pétillant d’esprit, avec une grande mobilité dans le caractère, excessivement original, parfois même un peu braque. Cela ne l’empêcha pas de rester toujours dans de très-bons termes, non-seulement avec ceux de ses proches parents et amis qui habitaient Bayonne, mais même avec des parents éloignés qui ne venaient que peu ou pas dans le Béarn, comme Paul du Casse, capitaine au régiment de Touraine, Jacques-Xavier du Casse, chancelier garde des sceaux au parlement de Toulouse, Frédéric de la Rochefoucauld duc d’Anville, etc., etc.
Il avait épousé Marthe Rigal[10], dont il eut plusieurs enfants.
Deux entrèrent dans les ordres et devinrent, l’un chanoine de la cathédrale de Bayonne, l’autre curé d’Ondres, en Béarn.
Une fille, Élisabeth, fit un mariage riche. Elle épousa un banquier du Midi; leur petit-fils est devenu ministre, sénateur et grand-croix de la Légion d’honneur.
Un des fils de Bernard passa en Amérique.
Le plus jeune fut:
Jacques-Nicolas-Xavier DU CASSE,
Maréchal des camps et armées du Roi, cordon-rouge de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.
A peine âgé de dix-neuf ans, il reçut une commission de sous-lieutenant au régiment de Navarre. Le 15 septembre 1791, par suite de la loi de remaniement de l’armée, il passa dans le cinquième régiment d’infanterie, de nouvelle formation. Neuf mois plus tard, indigné des excès révolutionnaires et froissé dans ses sentiments royalistes, il envoya sa démission au ministre de la guerre, qui lui répondit le 25 juin 1792:
«J’ai mis sous les yeux du Roi, monsieur, les motifs qui vous ont déterminé à renoncer à l’emploi de sous-lieutenant auquel Sa Majesté vous avait nommé le 15 septembre de l’année dernière, dans le cinquième régiment d’infanterie, pour suivre une autre carrière, et je vous préviens qu’elle a accepté votre démission.»