«Le général du Casse peut être assuré que je ne néglige aucun moyen pour qu’il soit promptement emploié (sic) comme il mérite si bien de l’être.

«Charles-Philippe.»

Au-dessous et tracés de la main du général, on lit ces quelques mots: «Cette lettre m’a été écrite lorsque j’ai été destitué de mon commandement par M. le maréchal Saint-Cyr, pour avoir favorisé les élections des deux candidats royalistes.»

Il faut convenir que jamais gouvernement n’a poussé, aussi loin que la Restauration, l’honnêteté politique.

Il serait difficile, croyons-nous, sous les règnes qui ont suivi, de trouver un seul exemple d’un officier général relevé de son commandement pour avoir favorisé l’élection d’un candidat dévoué au gouvernement existant.

Quelle distance franchie pour en arriver aux candidatures officielles!

Tous les princes de la branche aînée voulurent, dans cette circonstance, bien prouver au baron du Casse que cette disgrâce momentanée n’enlevait rien à l’estime qu’ils éprouvaient pour lui; c’est ainsi que M. le Dauphin fit écrire, le 31 août 1818, par son secrétaire des commandements, le baron de Giresse de la Beyrie, à Mme du Casse la lettre suivante:

«Madame la baronne, j’ai l’honneur de vous informer que Monseigneur, duc d’Angoulême, est dans l’intention de recommander monsieur votre fils au ministre de la guerre pour une place gratuite à l’école de Saint-Cyr ou à celle de la Flèche.

«Je suis heureux d’avoir à vous faire connaître les dispositions favorables de Son Altesse royale et de trouver cette occasion de vous offrir l’hommage des sentiments respectueux avec lesquels j’ai l’honneur d’être, madame la baronne, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Signé: Giresse de la Beyrie.»