Et, à l’appui de ses réflexions, l’auteur raconte cette curieuse anecdote: «Un homme riche qui avait un procès à son tribunal, croyant se le rendre favorable, lui envoya deux flacons d’or, d’un travail recherché. Caton eût tonné contre le corrupteur; Fabricius eut montré ses légumes et foulé l’or aux pieds; Sully eut renvoyé les flacons et s’en serait vanté dans ses Mémoires. Morus ne fit rien de tout cela; il fit remplir les flacons d’un vin exquis et les remit au commissionnaire en lui disant:

«Mon ami, dis à ton maître que, s’il trouve mon vin bon, il peut en envoyer chercher tant qu’il voudra!!»

[29] Notice, en tête de la Correspondance.

[30] Notice historique extraite du Magasin Encyclopédique, 2e édit. sans date, 3e en 1806.

[31] Gilbert, Mon apologie.

[32] Vie et éloge de Malesherbes, 1806.


SAINT MARTIN


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