Le sans conteste de M. Serret me paraît bien affirmatif car, depuis plusieurs siècles, sur la montagne Sainte-Geneviève et dans le quartier de l’Université, combien ne comptait-on pas de chaires et de professeurs?
[54] Serret:—Biographie universelle.
[55] L. Audiat.—Bernard Palissy; sa vie et ses ouvrages. 1 vol. Didier, éditeur.
[56] Florimond de Rémond:—Histoire de la naissance, progrès et décadence de l’hérésie.
[57] L. Audiat: Bernard Palissy.
PARMENTIER
S’il est des hommes qui méritent qu’on honore leur mémoire et que leur nom, par exemple, inscrit à l’entrée d’une voie publique, rappelle incessamment leur souvenir aux contemporains comme plus tard à la postérité, ce sont ceux-là surtout qui ont rendu à la patrie, que dis-je? à l’humanité, des services dont le bienfait leur survit, et se fera sentir peut-être après des siècles. Parmentier fut de ces hommes, lui, dont on a pu dire avec toute justice:
«Un ardent amour pour l’humanité était le génie qui inspirait Parmentier; dès qu’il voyait du bien à faire ou des services à rendre, il s’animait; les moyens d’exécution se présentaient en foule à son esprit et ne lui laissaient plus, pour ainsi dire, de repos; il sacrifiait tout pour satisfaire sa passion: il interrompait les études qu’il aimait le mieux pour s’employer en faveur des infortunés; sa porte était ouverte à toutes les sollicitations, et pour concilier ses travaux littéraires avec cette facilité qui dérobe des heures si précieuses à l’homme occupé, il était tous les jours au travail à trois heures du matin[58].»