Maubuée (rue): Existait dès le XIIIe siècle. La dénomination n'est pas à son honneur, car Maubué en vieux langage signifie mal propre.

Mauconseil (rue): Ce nom lui vient, d'après Cenalis, du mauvais conseil qu'on tint, en 1407, dans l'hôtel de Bourgogne, qui s'y trouvait, conseil où fut résolu l'assassinat du duc d'Orléans. D'autres auteurs pensent que ce nom vient plutôt de quelque seigneur de Mauconseil qui aurait demeuré dans cette rue. Mauconseil était un château en Picardie dont il est fort parlé dans les Chroniques de Froissart.

Dans Le Dit des Rues de Paris se lisent ces vers:

.... Et puis en la rue Mauconseil,
Une dame vis sur un seil (seuil),
Qui moult se portait noblement.
Je la saluai simplement,
Et elle, moi, par saint Louis.

Maures (rue des Trois): Il existait dans cette rue, au XVIe siècle, une auberge très achalandée et qui avait pour enseigne aux Trois Maures.

Mazarine (rue): Doit son nom à l'ancien collége Mazarin aujourd'hui palais de l'Institut dont les dépendances bordent une partie de cette voie. On sait le rôle considérable qu'a joué dans notre histoire le célèbre cardinal, successeur au ministère de Richelieu.

Mazagran (rue): Elle doit son nom à l'un des épisodes les plus glorieux de nos guerres d'Afrique: «123 braves de la 10e compagnie du 1er bataillon d'infanterie légère d'Afrique, à peine couverts par une faible muraille en pierres sèches ébréchée par le canon ont repoussé pendant quatre jours les assauts de plusieurs milliers d'Arabes... Le capitaine Lelièvre, commandant cette garnison, a été promu chef de bataillon... La 10e compagnie est autorisée à conserver dans ses rangs le drapeau criblé de balles qui flottait sur le réduit de Mazagran dans les journées des 3, 4, 5 et 6 février 1840, et à chaque anniversaire de cette dernière journée, le présent Ordre du jour sera lu devant le front du bataillon.»

Mazas (rue, boulevart, place): Ce nom fut donné au boulevart, en souvenir du colonel Mazas, qui commandait le 41e de ligne et fut tué à Austerlitz.

Méchain: Astronome célèbre, né à Laon en 1744, mort en 1805.

Médecine (École de): Construite sur l'emplacement de l'ancien collége de Bourgogne et de «quatre maisons y contiguës» d'après un arrêt du conseil du 7 décembre 1768. L'exécution du monument, confiée à l'architecte Gondouin, marcha rapidement et la nouvelle École s'ouvrit aux élèves et professeurs. Le grand amphitéâtre peut contenir au moins 1,200 auditeurs. Dans la cour on voit la statue de Bichat, mort si jeune, au commencement du siècle, et cependant déjà illustre.