—Bien, bien, aie patience, lui dit Benina, qui craignait de le voir recommencer ses folies à la fin de la journée. Je te promets que demain nous reparlerons de tout cela.

—Tu viendras à Cambroneras?

—Oui, je te le promets.

—Moi, je ne retournerai pas à la paroisse.... Ces gens orgueilleux me pèsent: Cassiana, Élisée.... Je hais mes compagnons. J’irai mendier au pont de Tolède.

—Attends-moi demain..., et promets-moi d’être raisonnable.

—Oui, en pleurant, en pleurant.

—Mais à quoi servent toutes ces pleurnicheries? Mon petit Almudena, si je t’aime, mon maître, ne me donne pas d’ennuis.

—Tu vas maintenant à ta maison, voir le vieux galantin et lui prodiguer tes tendresses?

—Ah! bien oui, il est frais! Un grand cas que je fais de cette vieille antiquaille! Il a plus d’années que la Cuesta de la Vega. Il est parent de ma maîtresse, et c’est elle qui m’a chargée d’aller le chercher pour le ramener dans sa maison.

—C’est un vieux magot, lui?