—J’en suis, Teresa Conejo, où tu en étais toi-même lorsque je te prêtai mille réaux et t’empêchai d’aller en prison.... Ce fut l’année et le jour même du cyclone qui renversa les arbres du Jardin botanique, ne t’en souviens-tu point?... Tu habitais alors dans la rue du Gobernador, et moi, à celle de San-Agustin, où j’étais en service.
—Certainement que je m’en souviens. Je vous avais connue parce que nous achetions ensemble....
—Tu étais dans une situation très grave....
—Je commençais à rouler dans le monde....
—Et, à force de rouler, tu avais succombé à la tentation.
—Et comme vous serviez dans une grande maison, j’ai calculé et je me suis dit: «Certainement, celle-là, si elle veut, elle pourra me sauver.»
—Tu vins me trouver avec une grande terreur... qui te passa.... Tu me demandas si je ne voudrais pas te soulager d’un grand poids, et que je te sauve.
—Et vous m’avez sauvée.... Oh! combien je vous fus reconnaissante, Benina!
—Et cela, bien que je n’eusse pas de rentes.... Et toi, lorsque tu as eu fait la paix avec le marchand de vin, tu m’as payée....
—Douro pour douro.