D'autres traités généraux d'Avicenne sur la philosophie sont: la Philosophie d'Aroudi (el-hikmet el-aroudiet), son premier ouvrage, dont nous avons fait mention; cet ouvrage existe à la bibliothèque d'Upsal [113];--la Philosophie d'Alâ composée pour Alâ ed-Daoulah, qui existe au British Museum [114];--le Guide à la sagesse (el-hidâiet fî'l-hikmet) composé dans la prison de Ferdadjân et qui a été souvent commenté [115];--les Notes sur la science philosophique (et-talîkât fî'l-hikmet el-filsafiet);--et une petite épître fort agréable sur les Fontaines de la sagesse (Oyoun el-hikmet) dont il existe des copies à Leyde et en d'autres lieux; cette épître a été avec plusieurs autres imprimée en Orient [116].--Nous relevons de plus dans les listes de Djouzdjâni un titre qu'accompagne une glose assez singulière: C'est celui du Kitâb el-ansâf, le Livre des moitiés. C'est, dit le biographe, un commentaire sur l'ensemble des livres d'Aristote, où un partage est établi entre les Orientaux et les Occidentaux; ce livre périt dans le pillage du Sultan Masoud. Nous ne savons ce que signifie cette répartition géographique à laquelle Djouzdjâni fait allusion.

[Note 112: ][ (retour) ] Ce commentaire existe à la Bibliothèque Nationale de Paris, nº 2366 du fonds arabe, à la bibliothèque de Leyde, 1452 à 1457.

[Note 113: ][ (retour) ] V. le Catalogue de Tornberg, p. 242, nº 364.

[Note 114: ][ (retour) ] V. le Catalogue persan du British Museum, p. 433; or. 16.830.--Le titre de cet ouvrage est Dânich nâmeh alâi; il est divisé en sept parties: logique, métaphysique, physique, géométrie, astronomie, arithmétique, musique. Une huitième partie sur les mathématiques serait perdue.--Cf. le catalogue de la Nouri-Osmanieh de Constantinople, nº 2682.

[Note 115: ][ (retour) ] V. le Catalogue de Sainte-Sophie, nº 2432.

[Note 116: ][ (retour) ] Dans un recueil intitulé: Épîtres sur la philosophie et la physique (Resâil fî'l-hikmet wa't-tabî'ïât); Constantinople, 1298 de l'hégire.

La logique, qui a beaucoup préoccupé Avicenne, a fait de sa part l'objet de travaux importants. On distingue trois logiques d'Avicenne, une grande logique (Kitâb el-modjaz el-kébîr fî'l-mantik),--une moyenne logique (Kitâb el-aousat) composée à Djordjân pour Abou Mohammed ech-Chîrâzi [117],--et une petite, qui est celle du Nadjât que traduisit Vattier.--En outre Avicenne composa sur la logique un curieux poème qui a été édité et traduit par Schmölders [118]. L'on y peut joindre aussi l'épître sur les Divisions des sciences (fî takâsîm el-hikmet wa'l-oloum) publiée à Constantinople [119].

[Note 117: ][ (retour) ] Un Kitâb el-aousat se trouve à Constantinople à la bibliothèque de la mosquée cathédrale Ahmédieh, nº 213 du Catalogue.

[Note 118: ][ (retour) ] Dr. Augustus Schmölders, Documenta philosophiae Arabum, Bonne, 1836, p. 26 à 42.

[Note 119: ][ (retour) ] Dans la collection des Resâil fî'l-hikmet.--Cf. le Catalogue de la Bodléienne, vol. I, p. 214, nº 980.