[118] Les voyages d'Ibn Batoutah, éd. et trad. Defrémery et Sanguinetti, IV, 21.

[119] Les traités des Frères de la Pureté ont été édités par Dieterici, Die Abhandlungen der Ichwân es-Safâ, Leipzig, 1883-86; voir p. 594 et suiv.

[120] Le Mantic ut-Taïr a été traduit en français par Garcin de Tassy, Paris, 1863.

[121] Il ne faut jamais oublier que l'histoire est faite au moyen de documents écrits; les transmissions par voie orale lui échappent. Leur rôle cependant a pu être très grand, surtout dans des matières qui naturellement commandent le secret ou tout au moins la discrétion, comme la mystique. Une phrase, une simple parole, une pensée, une image, est transmise un jour par une voie quelconque, et tombe sur des esprits qui justement en éprouvaient le besoin: ils la recueillent et en font leur profit. Quand le terrain est disposé, le hasard ne manque pas d'y transporter le germe.

[122] Voici quelques dates groupées, permettant de se rendre compte de la presque simultanéité de la floraison mystique dans les deux religions:

S. Bernard (1091-1153); S. François d'Assise (1182-1226); S. Dominique (1170-1221); S. Jean de la Croix (1542-1595).

Gazali (1058-1111); Sidi Djîlâni (1078-1166); Férîd ed-Dîn Attâr (1119-1230); Sidi Abou Médian (1125 environ-1197); Djélâl ed-Dîn Roumi (1207-1273).

[123] Ces exemples sont extraits de La Roseraie du Savoir, recueil de quatrains persans, édités et traduits par Hoçeyne-Azad, 2 vol., 1906.

[124] Evangile de S. Jean, XIV, 26; XVI, 17.

[125] V. aussi James Darmesteter, Le Mahdi depuis les origines de l'islam jusqu'à nos jours, 1885.—E. Blochet, Le Messianisme dans l'hétérodoxie musulmane, 1903.