Mon Walton[ [3] ne pourrait mieux exprimer
son art aimable qu'en saumon.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les guerres intestines, je les habillerais de vélin,
tandis qu'une peau de truie contiendrait mon Bacon...[ [4].
Les tranches de la biographie d'un sculpteur
seraient marbrées comme il convient...
Les faits et dates de la guerre de Crimée,
reposeraient sous la fragrance d'un cuir russe,
et l'histoire de la conquête des Etats barbaresques,
sous un maroquin écrasé...
XVII
«Aimer le livre et aimer la lecture sont une seule et même chose pour tout esprit cultivé», a dit encore G. Mouravit. Un amateur qu'il cite, sans le nommer, fait un pas de plus et va jusqu'à dire: «Il y a une grande curiosité qui s'attache avant tout au mérite des livres; il y en a une petite qui s'attache à leur rareté ou à leur bizarrerie.»
Et pourquoi dédaigner si superbement «la petite curiosité!» Peut-être, après tout, le collectionneur, dont un jeune poète (Camille Delthil: Les Tentations) nous fait le portrait dans le sonnet suivant, n'est-il pas si absurde et si ridicule:
Ah! comme il trouve bon de vivre!
Tout rajeuni, tout radieux,