Il est bon, il est doux, au fond des solitudes,
A l'abri du mensonge et de ses turpitudes,
De voir s'épanouir, comme une douce fleur,
Une femme ingénue, à l'âme grande, au cœur
Pur, et croyant encore au bien dans ce vieux monde;
De sentir, en ce siècle où l'égoïsme abonde,
Que l'on vit pour une autre, et qu'on ne va pas seul,
Mais que, si le trépas vous jetait son linceul,
Un doux être mourrait de votre mort peut-être.
L'amour—oui, je le sais—est le sublime maître