[887] Pierre Arétin, natif d’Arezzo, fameux satirique, qui força tous les princes de son temps à acheter son silence, composa dans sa jeunesse les ouvrages les plus licencieux et les plus impies, et, dans sa vieillesse, les plus dévots et les plus mystiques.
[888] Bernard Accolti, d’Arezzo, fils de l’historien Benoit Accolti, fut surnommé l’Unico Aretino, à cause de son merveilleux talent pour improviser en vers; et pourtant on ignore l’époque de sa naissance et de sa mort. Il était en grand honneur à la cour du pape Léon X; mais ses poésies imprimées ne justifient guère sa réputation.
[889] Il avait fait graver une médaille à son effigie avec cette légende: Il divino Aretino. Il se vantait d’ailleurs d’être aussi puissant que Dieu, auquel il ne croyait pas.
[890] Cette expression proverbiale est empruntée au jeu des échecs, où la tour se nommait autrefois roc.
[891] Ce n’est point dans la préface d’une comédie que l’Arétin parle de cette chaîne, mais dans la scène 7 du troisième acte de sa Corrigiano. En outre, il ne dit ni comment cette chaîne était faite ni pour quel motif elle lui avait été donnée; mais seulement que, si le roi ne l’eût arrêté avec cette chaîne, il allait prendre le parti de se retirer à Constantinople auprès de Louis Gritti. Cette comédie, d’ailleurs, ayant été imprimée dès 1530, la chaîne dont il s’agit, quoique promise, n’avait pas encore été envoyée, et ne le fut que trois ans après.
[892] En 1556.
[893] Maniaque, bizarre, poète enfin.
[894] Doucement.
[895] Les charges étaient vénales en France.
[896] Bonne renommée.