Sylvaine ne put s’empêcher de sourire.
— Chez Mme Duran.
— Un très grand dîner ! Des altesses royales ?
— Je n’en sais rien ; elle était magnifiquement habillée, en tout cas.
— Elle rentrera tard assurément. Venez donc avec moi, Sylvaine ; vous êtes toute perdue dans cette énorme maison.
— Je n’y pense plus, je m’y suis accoutumée. Si j’ai sommeil, je monterai me coucher ; sinon j’attendrai ma tante : elle sera enchantée de causer.
Kathleen insista encore un peu, et quand on vint annoncer la voiture, dit :
— J’ai presque envie de la renvoyer à maman et de rester avec vous ; je déteste vous laisser à votre isolement : vous êtes si peu faite pour l’isolement !
Sylvaine fut véritablement touchée, mais engagea sa cousine à tenir ses promesses.
— Bonsoir alors, puisque vous me renvoyez, et une meilleure année.