— Je le désire beaucoup.

— Alors c’est entendu, et demain j’enverrai ma voiture prendre Sylvaine.

— Si vous êtes assez bonne…

— Je ne veux pas vous fatiguer, ne bougez pas. Je suis bien aise que vous soyez levé.

Il montra d’un geste douloureux son côté paralysé et leva tristement ses yeux ternes vers Mme Gascoyne.

— On se remet ; songez à vous bien porter.

Il ne répondit pas, baissa la tête et la vit s’éloigner avec indifférence.

— C’est un affligeant spectacle, dit Mme Gascoyne en prenant congé de Sylvaine ; il est terriblement déprimé. Je crois cependant qu’il a toute sa tête.

— Oh ! assurément ; il est faible, voilà tout.

Lorsque, Mme Gascoyne partie, Sylvaine retourna chez son oncle, elle le trouva très agité, et nurse Rice l’assurant que si les visites le bouleversaient à ce point il n’en recevrait plus, il fit appel à Sylvaine.