— Non, Albéric, pour lui être utile ; lui, au moins, il a besoin de moi.

— Toujours comme distraction que tu le soignes ? Enfin, je suis là maintenant.

— Où as-tu laissé ton bagage ?

— Sur un hansom qui piaffe à la porte.

— Je vais aller parler à mon oncle ; il ne sait pas que tu es ici.

— Ne t’en va pas, Sylvaine.

— Je reviens. Tu ne peux garder ce hansom toute la journée.

— Tu as peut-être raison. Surtout, dis bien à l’oncle que je suis charmant.

Le colonel Hurstmonceaux écouta Sylvaine avec un peu d’ahurissement. Heureusement que Forster était présent et vint au secours de son maître ; il proposa de s’occuper d’Albéric : il connaissait un excellent lodging tout près, où le jeune gentleman serait parfaitement logé. Le colonel, soulagé de n’avoir pas à prendre de décision, approuva ; Forster suggéra encore de poser momentanément dans le hall, la valise du jeune voyageur et après le lunch il s’occuperait de l’installer.

— Payez le hansom de mon neveu, Forster, balbutia le colonel dans son désir impuissant d’hospitalité.