NOVION. — Elle s’appelle Laborde, puisque vous y tenez.
SUZANNE. — Je la connais de vue. Alors Ponthonnier l’a giflée ? Du reste, il ne m’a jamais déplu, cet homme-là.
MADELEINE. — Ni à moi. Il paraît que son château est magnifique.
ÉTIENNETTE. — Il doit avoir du cœur. Vous nous direz ce qu’il lui a donné pour la consoler.
NOVION. — Si je le sais.
MADELEINE. — On s’arrange à savoir. Il faudra que je fasse inviter Ponthonnier à dîner.
NOVION. — Mais, mademoiselle Madeleine, vos parents ne voudront pas, il s’affiche !
MADELEINE. — Ceux qui ne s’affichent pas ne sont pas meilleurs. Nous ne prétendons pas épouser des jeunes hommes vertueux. Même dans les familles austères, on ne recommande plus cette marchandise. Ça m’amuserait si Ponthonnier avait un coup de cœur pour moi.
SUZANNE. — C’est ça, il faut essayer de le rendre amoureux.
NOVION. — Si je savais faire un pareil succès à cet animal-là !