NOVION. — Et, le cœur content, le pauvre petit cœur ? qu’est-ce que vous en faites ?

SUZANNE. — Du sentiment, maintenant ? mais nous parlons raison, voilà qui vous démolit une femme, le cœur. Celles qui vivent de cette herbe-là ont l’air de noyées, à trente ans. Nos malheureuses mères ont été déformées par leur éducation : à la moindre contrariété, crac ! du drame, pas de sang-froid pour deux sous ; les hommes en ont joliment profité ; nous avons un peu plus d’entente, je vous en réponds.

MADELEINE. — Nous saurons nous faire la vie bonne, si je me décide à me marier l’hiver prochain ; vous verrez cela, Novion !

NOVION. — Moi, je suis décidé à vous adorer toujours.

SUZANNE. — Ne contrariez pas votre manie ; allons grimper sur la falaise, venez avec nous, je dirai à Lardinois qu’on peut faire de mauvaises rencontres.

NOVION. — Madame Lardinois sait bien que je donnerais ma vie pour elle.

SUZANNE. — Allons, en avant ! prenez les pliants, au moins il faut que Novion nous serve à quelque chose.

FIN

TABLE

JEUNES MADAMES

I.

— QUESTIONS BUDGÉTAIRES

[1]

II.

— SON CADRE

[27]

III.

— LE « DIVIN »

[45]

IV.

— FIN D’ANNÉE

[65]

V.

— LES SCRUPULES DE LOLO

[79]

VI.

— CHEZ DIDIER

[99]

VII.

— ENTRE ELLES

[125]

VIII.

— SA FÊTE

[145]

IX.

— CONSIDÉRATIONS MATRIMONIALES

[165]

X.

— LE PÉCHÉ

[183]

XI.

— ENTRETIEN CONJUGAL

[201]

NOS JEUNES FILLES

[213]