— Ce n’est pas une affection, madame, l’amour.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Monteux ira t’expliquer cela un jour que tu n’auras rien à faire, il est très amusant, sur ce sujet-là ; nous arriverons à te donner des idées plus justes. Tu n’as pas su comprendre ton mari ; je suis sûre, moi, qu’il a le sens commun et qu’on en fera tout ce qu’on voudra ; suis seulement mes avis pendant quinze jours, et tu ne le reconnaîtras plus.

Ici madame Baugé se lève.

— Te sens-tu un peu mieux ? demande madame de Vaubonne.

— Oui, ma chérie, je t’assure que tu m’as donné à réfléchir.

— Tu y as mis le temps ; enfin, si tu as de la bonne volonté, il n’est pas trop tard ; veux-tu que Monteux fasse un bout de chemin avec toi, je le chasse, car je vais m’habiller.

Madame Baugé, d’abord un peu hésitante, finit par dire :

— Oui, je veux bien, mais de quoi pourrez-vous me parler, Monteux ?

— Je vous parlerai de l’enfer, chère madame, j’ai là-dessus des données délicieuses !…