— Tu n’iras pas dire du mal de moi à mon mari, comme le fait tout le temps cette vieille Mornas.
— Si ; il est probable que je te critiquerai beaucoup ; mais si ça te contrarie, n’en parlons plus.
— Ah ! ma chère, fais ce que tu veux, il ne pourra jamais être plus désagréable qu’il ne l’est depuis quelque temps.
— Eh bien, madame, dit Monteux, voilà qui nous confirme dans nos théories que Curiace est grand maître dans l’art de savoir être heureux, il a toutes les jouissances, ce chat, et il n’aime personne, pas même moi, et je lui fais des bassesses.
— Mon cher, répond tranquillement madame de Vaubonne, l’affection est un sentiment nuisible.
Madame Baugé se croit tenue de protester timidement.
— Roseline, ne parle pas ainsi ; on ne serait pas heureux sans affection.
— Je soutiens bien que si, par exemple ;
— Mais, c’est exquis, au contraire, ajoute Monteux, on a l’univers à soi.
— Vous parliez de l’amour tout à l’heure dit encore madame Baugé.