— En ce cas, mon rôle est terminé momentanément, je te passe la royauté, et tu vas combiner des plans avec Didier. Je demande ma liberté et mon Divin.

— Très bien, madame, puisque vous le voulez, on va l’appeler ; mais il fait très chaud ici : vous vous enrhumerez si vous n’ôtez pas vos jaquettes.

— Il a raison, dit Roseline, pendant que Didier sonnait.

Et ses doigts souples déboutonnaient son étroit boléro d’astrakan qu’elle enlevait en un tour de main, tandis que, plus lentement, Lolo défaisait sa casaque de loutre et l’ouvrait, en assurant qu’elle se trouvait très bien ainsi…

— Mais non ! enlève-la tout à fait, dit Roseline. Voyons, Didier, aidez-la.

Il obéit et dit d’un ton de voix indifférent :

— Vous restez déjeuner, naturellement.

— Si vous me le demandez, oui, je veux bien, répondit Roseline, et Lolo déjeune avec moi, c’est entendu ainsi, et où n’est pas la question… Bon matin, Divin, continue-t-elle en s’adressant à Monteux qui entre. Sommes-nous gentilles d’être venues voir Didier, et ai-je été assez bonne de vous prévenir ?

Et, comme Monteux s’est mis à genoux et embrasse l’ourlet de sa robe :

— Très bien, mon cher, vous connaissez votre devoir et on vous aime. Saluez Lolo et allons jouer au bilboquet. Didier, montrez-nous le chemin.