— Il le connaît bien, madame.

— Alors, à tout à l’heure. Je vais prendre de l’appétit pour votre déjeuner.

Et elle passe, coquette et charmante, devant Didier, qui soulève une portière en s’effaçant respectueusement.

Lolo, dont le premier mouvement a été de se lever aussi, est restée un peu étonnée à mi-chemin, incertaine de ce qu’elle veut, mais très résolue, cependant, à ne pas se faire reprocher ses enfantillages. Elle est si jolie dans son léger embarras que Didier la contemple avec une satisfaction marquée.

— Voulez-vous rester assise ou debout ?

Elle s’assied immédiatement.

— Là, êtes-vous bien ? Et maintenant dites-moi vos volontés ; comment les recevrons-nous ?

— Mon cher ami, je suis bête tout à fait ; je suis encore une petite fille, mon mari me le répétait hier ! Vous êtes bien mal tombé en me choisissant pour trouver de l’inédit.

— Ce n’est pas mon avis. Mais, d’un autre côté, je ne donne pas tout à fait tort à Baugé : vous êtes restée un peu trop jeune, il faut vous en corriger.

— J’y suis toute décidée.