A ces mots, MM. Droutzky, Platoff, de Bove et Lynjoice laissèrent éclater leur désespoir.
—Vous allez mal! qu'est-ce qu'on vous a fait?
—Le prince a été désagréable?
Michel Platoff, que Son Excellence recevait toujours détestablement, n'en était pas surpris.
—Non, le prince a été charmant, mon mari est toujours charmant aussi, mais on veut que j'aie la croix de Sainte-Odile.
—Où ça s'achète-t-il? demanda le beau Lynjoice, avec un enthousiasme toujours prêt.
—Lynjoice, ça ne s'achète pas, ça se donne, ça se reçoit à genoux; quand on n'a pas ça, on n'est rien; ça se porte à l'épaule gauche de la grande-duchesse, de madame de Santa-Pierra et de la vieille Teufelsbruck.
—Et c'est sérieusement que vous la désirez? dit Platoff.
—Je ne la désire pas, Michel, il me la faut.