Lynjoice.—Plaît-il, mon cher ambassadeur?
Madame de Glouskine.—Rien, mon bon Lynjoice, rien; racontez gentiment à madame de Sonnenbund comment vous avez marché sur ma traîne ce matin; je ne suis pas jalouse ce soir, cher ami; faites-moi seulement le plaisir d'ôter votre lorgnon quand vous me regardez, et quittez cet air bête; est-ce que vous me prenez pour un souverain, Lynjoice?
Lynjoice essaye d'expliquer à mots couverts que madame de Glouskine est souveraine de bien des cœurs.
Madame de Glouskine.—Lynjoice, vous croyez écrire une dépêche en ce moment; dites que vous m'aimez, et n'en parlons plus.
De Bove.—Et vous, madame, l'aimez-vous un peu, ce pauvre Lynjoice?
Madame de Glouskine.—De Bove, j'ai horreur de dire ce que je pense; cela enlève toute fraîcheur aux idées.
Grani.—J'apprécie cette petite théorie; elle est vraie et pratique.
De Bove.—En son honneur, je propose la santé du corps diplomatique, si tendrement uni...
Tous.—Oui! oui!
De Bove, continuant.—Et surtout la prospérité de la soupe à l'oignon.