—Ce sera absolument comme vous voudrez.
La jolie créature commençait à se trouver mal à l'aise, et pourtant elle n'eût voulu pour rien offenser ce monsieur si aimable.
—Vous aurez la bonté de demander à mon mari ce qu'il veut... ce qu'il désire: je dois lui obéir.—Et prenant courageusement son parti, elle se leva.—Je crois qu'il faut que vous alliez le trouver maintenant, monsieur... Elle avait ressaisi son courage, et sa gaieté commençait à l'embarrasser. Pourtant, M. de Raffinay était bien charmant!... Et comme il la regardait!... Avec quel feu contenu par le respect!... Décidément, madame Théodore ne savait plus trop où elle en était, et il lui fallut un grand effort pour se diriger vers la porte:
—J'irai vous attendre à l'hôtel, monsieur.
Il vit qu'elle le voulait, et l'y ramena avec toute sorte d'égards.
A quoi bon, d'ailleurs, brusquer un dénoûment? N'avait-il pas tout le temps devant lui?...
Madame Théodore supporta assez bravement la curiosité de son retour, les chuchotements sur son passage; il lui serra la main en la quittant.
—Dans une heure, madame, je suis ici. Courage, courage, je vous en prie; il faut que je dise à M. votre mari que vous n'êtes pas triste.