— Dame! Cendrillon c'est une jeune personne assise au coin du feu de la cuisine.

— Eh bien! moi je vais vous dire la mienne : primo, la scène se passe au dix-septième siècle, donc, une cuisine du dix-septième siècle… Oh! vous savez, c'est à vous de vous informer de la chose, mais pas d'anachronismes, il faut ou ne pas faire les choses ou les bien faire ; moi, j'aurai un petit costume du temps, une demoiselle pauvre, comme qui dirait Mlle d'Aubigné chez sa tante. Dites-donc, j'ai pensé que ce qui serait chic, ce serait de me représenter gardant les dindons avec un masque plaqué sur le nez comme elle faisait.

— Oui, mais peut-être le public ne comprendrait pas.

— C'est ce que je crains ; mais vous ne vous figurez pas, n'est-ce pas, que je vais m'asseoir d'un air bêta au coin du feu ; non, nous prendrons le moment où Cendrillon rapporte à sa marraine la citrouille qui va se changer en carrosse. Vous devez avoir des citrouilles magnifiques ici, et puis il faut la marraine ; Edmée, si vous faisiez la fée?

— Le fait est, marquise, que vous me coupez la respiration, dit Mottelon.

— Mais je n'ai pas fini ; est-ce approuvé pour le premier tableau? Edmée, cela vous va-t-il?

— Parfaitement, ma chère, j'aurai grand plaisir à être votre marraine.

— La fée est à piocher ; maintenant je passe à l'émir : n'est-ce pas? C'est vous, Rollo?

— Oui, marquise ; pour vous servir.

— Lisez-vous Byron?