— J'ai été enchantée de savoir cela, Raymond ; il est bon à la campagne d'avoir la ressource d'agréables voisins.
— Ces Mottelons sont charmants, je vous assure, et on les apprécie quand on les connaît. Mme Le Barrage adore ma femme ; c'est une grande ressource pour Berthe. Aussi j'encourage leurs visites ; ils ont la bonté de se déranger très souvent pour nous ; il paraît qu'on se trouve bien au Grez. Ils dînent tous ici demain.
— Cela ne te contrarie pas, maman? demanda Mme de Rollo, qui rentrait après avoir donné un coup d'œil silencieux aux effets de sa mère.
— Non, au contraire, ma chérie, mais je vais m'en aller si tu as des idées pareilles. Raymond me dit que tu trouves en Mme Le Barrage une grande ressource.
— C'est vrai, et sa sœur aussi est excellente, malgré ses manies.
— Et le frère? car il y a un frère, n'est-ce pas?
— Parfaitement, dit Rollo : Vincent de Mottelon, un homme charmant, qui a été partout, plein d'esprit ; c'est une acquisition pour nous.
— J'en suis bien aise, en vérité.
Le son de la grosse cloche qui annonçait la demi-heure de grâce avant le dîner les fit se lever tous à la fois.