Page 125, ligne 16: D'un vieux bourgeois nommé le Boccage, propriétaire d'un domaine.

D'après le nom du personnage, il est évident que ce domaine était celui de Lagrange au Bocage, à quatre lieues et demie de Sens et à quatre lieues au nord-est de la commanderie de Launay, nommée Lanny, par erreur du graveur, sur la carte de Cassini. Il y a un court article sur cette commanderie dans le grand Dictionnaire de la France d'Expilly.

Page 125, ligne 27: Et, de plus, millionnaire.

Bussy dit qu'elle avait quatre cent mille écus de bien, c'est-à-dire deux millions quatre cent mille livres, monnaie de cette époque. C'est près de cinq millions de notre monnaie actuelle.

Page 127, ligne 26: Qu'ils restaient toujours impunis.

Le père du comte de Chavagnac, despote altier, voulait, comme ancien chef huguenot, forcer son fils à épouser la veuve d'un M. de Montbrun, fille de Courval, et très-riche héritière. Il la fit enlever, au nom de son fils, par quinze gentils-hommes de ses amis ou vassaux. Elle était vieille et laide, et sans esprit; elle voulut réclamer, intenter un procès, et protester contre un mariage fruit de la force: celui qu'on voulait lui faire épouser ne désirait pas plus qu'elle-même ce mariage. Chavagnac parvint à contraindre son fils, aussi bien que la veuve, en menaçant de se porter contre tous deux à de plus grandes violences; et le mariage fut maintenu.

Page 129, note 1: L'abbé de Choisy, Vie de Madame de Miramion.

L'édition in-12 de la Vie de madame de Miramion (1707) n'est que la réimpression de l'in-4o, accompagnée d'un beau portrait de cette dame, par Edelinck, qui a été réduit par le même graveur dans l'édition in-12.

Page 132, ligne 26: Grand-père du mari qu'elle avait perdu.

Ce M. de Choisy, conseiller d'État, était un des frères du père de l'abbé de Choisy, l'auteur des Mémoires, puisqu'il est dit page 19 de la Vie de madame de Miramion, que lui, abbé de Choisy, était cousin germain de madame de Miramion, c'est-à-dire de son mari.