Pour une autre conquête:
Si vous êtes prête,
Le roi ne l'est pas.
Bussy, dans son Histoire amoureuse des Gaules, rapporte le premier vers de cette chanson, et nomme l'auteur, Prospère. Ce qui prouve encore que les éditeurs de l'édition de 1754 ont mis les noms d'après la clef de la première édition, c'est que cette clef ne contenait pas l'explication du nom de Prospère, et qu'ils ont laissé ce nom sans explication. Loménie de Brienne nomme Benserade au lieu de Prospère, et dans l'édition de l'Histoire amoureuse de France de 1710 le nom de Benserade est substitué à celui de Prospère. Les éditions récentes de l'Histoire amoureuse des Gaules, sous format in-8o, ne sont que des réimpressions de l'édition de 1754, avec de nouvelles fautes d'impression.
Page 336, ligne 20: Cambiac se retira lorsqu'il sut que Condé était son rival.
Lenet dit: «La princesse (de Condé la mère) tint un conseil composé de Roquette, de la duchesse (de Châtillon), de madame de Bourgneuf, de Cambiac, et de moi.» Ce passage prouve que Cambiac était du conseil intime de la princesse douairière, et confirme tout ce que Bussy en dit, page 181. On doit remarquer que Mademoiselle et Lenet confirment ce que Bussy dit sur Cambiac; ce qui vient à l'appui de l'assertion de Bussy dans sa lettre au comte du Saint-Aignan, où il affirme que dans l'Histoire amoureuse des Gaules il n'a fourni que la broderie, mais que pour les faits, il n'a écrit que ce qui était connu à la cour. Il y a ici de notables différences entre les diverses éditons de ce livre. Celle de 1710, intitulée Histoire amoureuse de France, donne sans déguisement le nom de Cambiac.
Page 338, ligne 15: Publiaient l'un contre l'autre des libelles anonymes.
Gondi répondit à tous les écrits de Chavigny par un petit écrit intitulé les Contre-temps du sieur de Chavigny; pamphlet plein de sel et de gaieté, qui fit, dit-on, pleurer de rage celui contre lequel il était dirigé.
Page 339, lignes 12 et 13: En empêchant les troupes du roi de pénétrer dans Orléans.
On fit alors une estampe satirique qui représentait Mademoiselle en amazone, armée d'un grand balai, et balayant, comme une ordure, Mazarin hors des portes d'Orléans.