Page [226], ligne 6: Dans le mémoire où il lui exposait les malversations de Fouquet.

C'est le 28 septembre 1659 que Colbert écrivit son mémoire. La copie qui en fut trouvée dans les papiers de Fouquet a servi à convaincre les juges de l'ancienne haine de Colbert contre Fouquet, et a contribué beaucoup à adoucir la sentence.

Page [228], ligne 15: Dans une seconde lettre.

Les originaux de ces deux lettres de Colbert, avec les réponses à mi-marge de la main de Mazarin, sont sous nos yeux: en les confrontant avec la publication qu'en a faite Soulavie dans cet incohérent mais curieux recueil d'extraits et de pièces qu'il a intitulé Œuvres de Saint-Simon, on s'aperçoit qu'il les a mal lues, et qu'il a laissé passer à l'impression une foule de fautes grossières. Ainsi, au commencement de celle qui est datée du 28 octobre 1659, au lieu de ces mots, «J'ai reçu à désir les dépêches, etc.,» on lit dans l'autographe: «J'ai reçu à Decize les dépêches, etc.» Partout où se trouve le nom d'Hervart, on a imprimé Herveau, etc.

Page [232], ligne 22: Toutes les instructions dont il avait besoin.

Deux jours avant sa mort, Mazarin entretint encore longtemps Louis XIV de ces grands objets, et lui renouvela ses dernières recommandations.

Page [233], ligne 24: Il lui fit donation pleine et entière de tous ses biens.

Si l'on en croit Fouquet dans sa défense, la fortune de Mazarin se montait à 40 ou 50 millions (80 ou 100 millions de notre monnaie actuelle).

Page [236], ligne 5: Mazarin environna le roi d'une cour brillante.

Ce fut en 1657 que Mazarin acheva d'organiser la maison du roi d'une manière somptueuse. L'état des payements de tous ceux qui se trouvaient gagés et employés au service du jeune roi fut alors dressé, et ensuite imprimé dans un livre curieux, que j'ai souvent cité, mais dont je donnerai ici le titre entier: