Ma main, sans que j'y rêve, écrira Saumaville;
Faut-il d'un sot parfait montrer l'original,
Ma plume, au bout du vers, d'abord trouve Saufal (Sauval).
Quoi qu'en ait dit M. de Saint-Surin (Œuvres de Boileau, t. II, p. 271), il y a Saumaville dans l'édition de 1666; dans l'édition de 1667 on trouve Raumaville; mais ce doit être une faute d'impression, car celle de 1669 porte derechef Saumaville.
Page [290], note 497: Racine, lettres de Vitart.
Je cite ici l'édition de Racine de Geoffroy, non que ce soit la meilleure, mais parce que c'est dans cette édition que les lettres de Racine à Vitart et à l'abbé Levasseur ont été imprimées en entier, et d'après les originaux manuscrits. Racine le fils, en les publiant le premier, y avait fait des retranchements. On voit par la lettre p. 119, que Racine, sans souvenir du passé, approuve toutes les rigueurs contre le surintendant. On voit aussi (t. VII, p. 22) qu'alors il faisait grand cas de Perrault.
Page [294], ligne 3: Une cour nombreuse.
Le frère du roi alla habiter le palais Cardinal ou le Palais-Royal. Il y donnait, ainsi qu'à Saint-Cloud, des fêtes et des repas à la famille royale; il allait souvent à son château de Villers-Cotterets, que Louis XIV lui avait donné pour apanage. Le duc de Beaufort, qui demeurait dans la rue Saint-Honoré, donnait aussi des repas au roi et à la reine, aussi bien que le président de Maisons. Monsieur donna au Palais-Royal une fête au roi et à toute sa cour.
Page [294], ligne 12: Il renouvelle cet éloge.
Dans la Critique de l'École des Femmes, Molière fait dire à son Dorante «qu'on peut être habile avec un point de Venise et des plumes, aussi bien qu'avec une perruque courte et un petit rabat uni; que la grande épreuve de toutes les comédies, c'est le jugement de la cour; que c'est son goût qu'il faut étudier pour trouver l'art de réussir; qu'il n'y a point de lieu où les décisions soient si justes... et qu'on s'y fait une manière d'esprit qui sans comparaison juge plus finement des choses que tout le savoir enrouillé des pédants.» Il reproduit les mêmes idées en vers dans les Femmes Savantes.