Page [297], ligne 19: Puis vint le célèbre carrousel; et page 298, note 508: Description du Carrousel.

Il y a un exemplaire de cette description officielle du carrousel de 1662, avec toutes les figures, supérieurement peintes en miniature, à la Bibliothèque de Versailles. Dans cette bibliothèque il y a encore deux autres ballets avec tous les personnages et leurs costumes peints en grand. Ce fut Fléchier qui traduisit en latin la description du carrousel de 1662, et le même fit des vers latins sur ce sujet. C'est dans ce carrousel que Louis XIV prit pour la première fois cette devise orgueilleuse qu'il a toujours gardée depuis, et qu'il cherche à justifier dans ses Instructions au Dauphin, contre les critiques nombreuses qu'on en a faites. On sait qu'elle avait pour corps un soleil éclairant le globe de ses rayons, et pour âme ces mots latins: Nec pluribus impar.

Page [300], lignes 2 et 3: Aux inclinations qui pouvaient le distraire des soucis de la royauté.

«Le roi, dit naïvement madame de Motteville, avait le cœur rempli de ces misères humaines qui font le faux bonheur de tous honnêtes gens.»

Page [300], lignes 17 et 18: Dans le couvent des Filles Sainte-Marie de Chaillot.

Cette retraite de La Vallière avait été précédée d'une altercation avec le roi. Elle eut l'esprit comme égaré d'avoir osé dissimuler avec lui.

Page [300], ligne dernière: En faisant remettre à Marie-Thérèse.

La reine connaissait bien avant cette lettre la liaison du roi avec La Vallière. Elle dit en espagnol à madame de Motteville, qui la vint voir pendant ses couches, tandis que La Vallière était présente: «Esta donzella con las aracades de diamante es esta a que el rey quiere.»

Page [301], ligne 12: A faire enfermer dans un couvent mademoiselle de Montalais.

La lettre du roi à l'abbesse de Fontevrault lui recommande de ne laisser communiquer personne avec mademoiselle de Montalais. Celle-ci s'était non-seulement rendue la confidente des amours du comte de Guiche et de Madame, mais aussi de celles de mademoiselle de Tonnay-Charente (depuis madame de Montespan), qui avait de l'inclination pour le marquis de Marmoutiers, et désirait l'épouser. Le comte de Guiche se déguisa plusieurs fois en femme pour pénétrer près de Madame (Conrart, Mém., t. XLVIII, p. 280; Montpensier, Mém., t. XLIII, p. 43). Gramont avait osé disputer mademoiselle de La Motte-Houdancourt au roi. Il fut exilé, et alla en Angleterre rejoindre Saint-Évremond; mais ensuite il revint, et rentra en grâce.