CHAPITRE X.
Page [166], lignes 1 et 2: De la Rivière, son second mari, dont elle ne porta jamais le nom.
Elle prit celui de comtesse d'Aletz, et c'est de ce nom qu'elle a signé la fastueuse épitaphe qu'elle composa pour son père et qu'elle fit graver sur sa tombe dans l'église de Notre-Dame d'Autun. Cette épitaphe fait tous les frais de la notice que d'Olivet a insérée, sur Bussy, dans l'Histoire de l'Académie française, t. II, p. 251, édition in-4o.
Louise-Françoise de Bussy, marquise de Coligny, veuve de Gilbert de Langheac, avait trente-huit ans lorsqu'elle épousa de la Rivière; elle s'était mariée à M. de Coligny, à Chaseu, le 5 novembre 1675; le marquis de Coligny mourut en 1676, à Condé, dans l'armée de M. de Schomberg. Madame de Coligny en eut un enfant et tout son bien. (Voyez Lettres choisies de M. de la Rivière, t. I, p. 25 et 26, et sur la Rivière, avant le mariage, Bussy, Lettres, t. III, p. 233 et 234; et t. V, p. 165.)
CHAPITRE XII.
Page [199], ligne 27, note 1: Daru, Histoire de Venise.
M. Daru ne paraît point avoir connu les Mémoires du duc de Navailles; s'il les avait consultés, il n'aurait pas fait de cette partie de la guerre de Candie, à laquelle les Français prirent part, un récit si peu exact; il ne se serait pas contenté des seules assertions des auteurs vénitiens. Sans doute on ne saurait excuser l'historien qui, même dans un but patriotique, permet à sa plume d'altérer la vérité: c'est pour lui un devoir de n'épargner aucun soin pour la connaître, et d'avoir le courage de la dire même lorsqu'elle lui répugne; mais ce devoir est encore plus impérieux quand l'honneur national se trouve, comme dans cette circonstance, inculpé par des témoins suspects et intéressés à rejeter sur nos compatriotes leurs fautes et leurs malheurs.
Page [203], lignes 15 et 17: Il semble qu'on ne peut guère douter du fait, puisqu'il est attesté par une lettre de Boileau.
Je ne parle pas du témoignage de Louis Racine, parce que dans les Mémoires sur la vie de Jean Racine (Lausanne, 1747, p. 80) il s'appuie sur la lettre de Boileau, ce qui prouve qu'il ne savait pas la chose par son père ni même par tradition de famille; et Louis Racine n'a publié ses Mémoires que soixante-dix-sept ans après la première représentation de Britannicus.
Page [206], note 3, ligne dernière: Geoffroy, Œuvres de Racine, t. III, p. 11.