Mêlez aux chants de la victoire

Les douces chansons de l'amour.

LE CHŒUR.

Mêlons aux chants de la victoire

Les douces chansons de l'amour[ [459].

Ce n'étaient pas là les exhortations de Bossuet, ce n'était pas avec de tels vers,

De morale lubrique,
Que Lulli réchauffait des sons de sa musique,

que Despréaux, accusé à tort d'être un flatteur, louait le grand monarque. C'est depuis même que l'auteur de Thésée était le plus comblé des dons de la faveur royale que le courageux législateur du Parnasse français n'a cessé de flétrir ses fades adulations[ [460] et de condamner l'opéra comme un spectacle immoral[ [461].