S’ils sont interrogatifs, on se sert de la phrase quelle chose, au lieu de que; et l’on dit: aiῳ par abréviation de aï-ῳai; qu’est-il arrivé? aiῳ ʆađaf?

En arabe savant l’on dit plus élégamment: a? ma ʆađaf?

Des Particules conjonctives.

Les particules conjonctives, c’est-à-dire qui servent à lier le sens des mots dans la phrase, sont de deux sortes; les unes sont essentiellement attachées au mot; les autres peuvent s’en séparer. Nous allons d’abord traiter des premières; elles consistent dans les huit lettres suivantes:

A, b, t, s, f, k, l, ω: dont chacune a un sens complet.

A est le signe de l’interrogation; il ouvre la phrase comme pour avertir de la question:

â safar zaid? Zaid est-il parti?

â ent? est-ce toi? â fi-h? est-ce dedans?

B. b qui se prononce , a plusieurs sens: 1o il signifie dans; b’el bait, dans la maison, où l’on voit l’élision de son e devant une voyelle: nous n’écrirons jamais cet e, même devant les consonnes, et il sera toujours remplacé par une virgule: b’nafs-i, dans mon ame; b’-nâ, en nous.

2o Il signifie par et avec: par Dieu, b’ellah. Par le tombeau de mon père, b’torbet âb’i. Ils sont venus avec l’enfant, âtω ou đjâω b’el fatä (au lieu de dire ils l’ont amené.) J’ai écrit par ou avec la plume, katabt b’el qalam.