Cette troisième personne masculine est ce que les grammairiens appellent la racine ou le mot radical, parce que c’est sur ce mot que se composent toutes les modifications des temps, des personnes et des conjugaisons, tant régulières qu’irrégulières.
En général, la racine est composée de trois lettres, quelquefois de quatre, presque jamais de plus ni de moins que ces deux nombres. On appelle ces trois lettres, les radicales.
Les radicales sont ou toutes consonnes, ou partie consonnes et partie voyelles, ou même toutes voyelles, mais très-rarement: et il est remarquable que ces radicales voyelles ne peuvent jamais être que les quatre majeures ou alfabétiques â, ï, ω et ả, les voyelles mineures étant toujours rapportées après coup, et servant par leur intercalation à modifier les radicales et à distinguer les temps et les personnes.
Si les trois radicales sont consonnes, le verbe est dit régulier[125].
[125] En arabe, sâlem, sain.
EXEMPLE.
na ʆa r, il a aidé; ħa ka m, il a gouverné.
Si une seule des trois radicales est voyelle, le verbe est dit irrégulier[126].
[126] γair sâlem, non sain.
Si deux sont voyelles, le verbe est doublement irrégulier.