| el manʓar | le temps de voir, le lieu où l’on voit. |
| el maktab | le temps d’écrire, le lieu où l’on écrit. |
Et ces noms ont des pluriels qui communément prennent la forme suivante:
el manâʓer les lieux et le temps de voir.
el makâteb les bureaux, lieux et temps d’écrire.
C’est-à-dire, première radicale en â long, seconde en e bref, et troisième en finales grammaticales, selon les cas.
Avec de légers changemens cette forme sert à exprimer des instrumens, des outils analogues à une action; ainsi l’on dit:
| meftâħ | une clé, | de fataħ | ouvrir. |
| meksaħat | un balai, | de kasaħ | balayer. |
| meħlab | un vase à traire, | de ħalab | traire du lait. |
Où l’on voit que l’m se prononce en e, et la seconde radicale en a; mais cette règle est moins constante et moins générale, et il faut s’en rapporter au dictionnaire[128].
[128] Nous avons omis les duels usités seulement dans l’arabe littéral; les voici:
DUEL DU PRÉTÉRIT.