faảl il a fait, donne fâĕl faisant, et mafỏωl, fait, factus.

ảbb il a avalé, devient ïaỏbb il avale.

ảzz il a été précieux, devient ïaĕzz il est précieux.

Ainsi c’est une règle générale, que l’ảïn se modifie en ĕ et en ỏ, selon qu’il est affecté des petites voyelles é et o.

Sur quoi nous remarquerons 1o que lorsqu’il fait partie d’un verbe sourd, comme dans ảbb et ảzz, il suit toutes les règles de radd pour le doublement de sa consonne, mais il tourne au présent tantôt en ĕ et tantôt en ỏ, c’est-à-dire qu’il est affecté tantôt du petit é, et tantôt du petit o.

2o Qu’il ne doit être influencé que par la voyelle intercalaire qui lui appartient en propre, et qu’il ne faut pas lui confondre celles qui appartiennent aux autres radicales: ainsi, selon le type naʆar, on devrait écrire faal; mais dans ảal le petit a se confond à l’ảïn, et il reste faảl, parce que le premier petit a appartient à f.

3o Qu’à la fin des mots du temps présent et futur, l’ảïn ne suit pas communément la règle de ïaor où l’on voit l’o affectant la seconde radicale; mais qu’il reste souvent ce qu’il est sans changement: ainsi le verbe qaȶả il a coupé, ne fait pas ïaqȶỏ, mais ïaqȶả; ce qui n’empêche pas que dans le littéral on ne le fasse suivre de la finale caractéristique o, puisque l’on y dit ïaqȶảo, comme ïaoro.

Mais c’est encore au dictionnaire qu’il appartient d’indiquer le caractère spécial de chaque verbe, comme l’a fait Golius dans son Océan de la langue arabe (qâmωs el loγàt el ảrabîàt).

Nous allons donner quelques exemples des conjugaisons les plus générales des verbes imparfaits.

EXEMPLE.