Il résulte de cette comparaison que, chez les uns comme chez les autres, les voyelles non représentées dans l’alfabet ont été figurées par diverses combinaisons de points et autres petits traits; et que, en résultat définitif, la totalité des voyelles nécessaires à la prononciation s’élève au nombre de treize, ainsi qu’on le voit dans mon tableau: les équivalens que je leur assigne en lettres européennes, rendront également facile leur distinction réciproque, et leur restitution en signes hébraïques. Pour y arriver plus sûrement, le lecteur remarquera que tout ce qui est essentiellement point-voyelle sera toujours figuré par des lettres italiques, que la différence de leurs formes rendra faciles à distinguer des capitales auxquelles je les associerai.

Ainsi ramené à nos formes, l’alfabet hébreu se compose réellement de dix-huit consonnes et de treize voyelles, total trente et une lettres. C’est avec cet appareil simple et clair que je prétends écrire l’hébreu avec une correction et une plénitude dont on n’a eu jusqu’à ce jour aucune idée.


CHAPITRE II.


Des Pronoms personnels, ou des Mots exprimant la Personnalité.

S’il s’agissait ici de discuter les principes scientifiques de la Grammaire en général, je serais dans l’obligation d’attaquer toute la nomenclature que nous tenons des latins, et de prouver, par exemple, l’impropriété de ces termes, pronoms personnels, pronoms relatifs, etc.; mais le but unique étant de faire connaître les formes qu’emploie la langue hébraïque, il suffit que j’en expose le canevas de la manière la plus brève et la plus simple.

Commençons par les pronoms dont le tableau se trouve régulièrement dressé ci-contre.