Quand une lettre s’éclipse, elle est quelquefois compensée par le redoublement de la suivante.
Ce cas arrive toujours si la première radicale est ou N ou i, car l’une et l’autre doivent disparaître selon les temps ou les personnes.
Par exemple, NaBaL (il est tombé) devrait au futur faire IaNBωL, et il fait IaBBωL (il tombera); IaṢaB (il a établi) devrait faire au passif NiṢaB (il a été établi), et il fait NaṢṢB; prononcé NiṢṢaB par i bref au lieu du grand i radical.
La seconde classe des défectifs est celle dont la deuxième radicale disparaît; tels sont les verbes qui ont une même lettre pour deuxième et troisième radicales. Par exemple, SaBaB (il a environné); ŠaNaN (il a aiguisé); GaLaL (il a roulé).
On donne trois règles à cette classe: par la première on retranche la lettre double de milieu, et l’on dit Sa-B et Ga-L.
Par la deuxième, si le mot est suivi de quelques lettres serviles, on lui rend sa radicale supprimée: par exemple, on dit SaBBaH (elle a environné), GaLLaH (elle a roulé).
Par la troisième, si, au temps prétérit, le mot est suivi des lettres qui caractérisent les personnes, l’on introduit un ω et l’on dit SaBBωT (il a environné), SaBBωTi (j’ai environné), SaBBωNω (nous avons environné).
La dernière classe des défectifs par consonnes, est celle dont s’éclipse la troisième radicale; par ex., le verbe NaTaN (il a donné) devrait faire NaTaNT (tu as donné); NaTaNTi (j’ai donné): au lieu de cela, on supprime l’N et l’on écrit NaTaTT.
Sur ceci je remarque que, dans le principe, on a dû écrire pleinement NaTaNT, et que ce n’est que par le laps de temps et la trituration du langage qu’il fut trouvé plus commode de prononcer NaTaTT et de l’écrire ainsi; cela prouverait que cette écriture n’est pas de la haute antiquité, mais d’époques postérieures.
Maintenant pour les quiescents ou irréguliers par éclipse des voyelles a, H, ω, I, la chose se passe de trois manières: