1o Quand la première radicale est a ou bien i;

2o Quand la deuxième est soit ω, soit i;

3o Quand la troisième est a ou H;

Dans le premier cas, supposons amar (il a dit) ayant pour type FaQaD,

: le futur devrait faire IaMoR (il dira), comme

, qui est son type; les rabbins veulent que l’on dise IoMeR: j’accorde mer au lieu de mor: plusieurs verbes l’appuient; mais je nie le changement de a en o: il a contre lui son modèle iaF, qui ordonne de dire ia; ensuite les manuscrits de Moïse et d’Ezdras, en écrivant -iaMR-, n’ont indiqué aucun signe de changer l’a: la tradition des prononciations a été trop brisée pendant quatre ou cinq cents ans pour s’y confier, et les rabbins ont certainement imité ici l’idiome syriaque, devenu dominant, et qui prononce o pour a.

Si au lieu de a, la première radicale est i, voici ce qui arrive: par exemple: IaŠaB (il s’est assis) devrait faire au futur iiŠeB (il s’assiéra): l’ont veut qu’il fasse ieŠeB; mais alors, comment distinguer ce futur de son passé, quand il n’a existé que les grandes lettres: il en résulte que l’on peut à volonté y voir un passé ou un futur, c’est-à-dire un narratif ou un prophétique, ce qui est un peu différent, et cependant les écrivains poétiques, dits prophètes et psalmistes, sont pleins de ces cas dont les interprètes ont fait tout ce qu’il leur a plu.

Au passif, ce verbe iŠaB devrait faire NIŠaB (il a été assis de force): on veut qu’il fasse NωŠaB; à la bonne heure: cela est écrit en toutes lettres.