Si le nom propre se terminait par lui-même en an, il ne faudrait plus lui appliquer les nasales, mais bien les lettres o, i, a.

EXEMPLE.
Nom.ỏθmân-oOtman.
Gén.ỏθmân-id’Otman.
Dat.l’ỏθmân-ià Otman.
Acc.ỏθmân-aOtman.
Voc.ïa ỏθmân-oô Otman.
Abl.men ỏθmân-ipar Otman.

On voit par les exemples ci-dessus que l’on appartient au nominatif; en aux génitif, datif, ablatif, et an à l’accusatif, tant au singulier qu’au pluriel, et au féminin comme au masculin.

§ II.
Du Genre.

En arabe comme en français, il n’y a que deux genres, le masculin et le féminin; il n’y a pas de neutre.

La terminaison a et àt prononcée en arabe vulgaire é et ét, est le signe constant du féminin singulier, tant substantif qu’adjectif: au pluriel cet a bref devient ât long.

EXEMPLE.

tinât, des figues.

Il faut en excepter les deux mots χalifàt, un kalife; ảlamàt, un savant, qui sont masculins, malgré leur finale féminine.